Le petit dico de la PDA

Découvrez l’univers de la PDA à travers notre lexique!

Sommaire :

5B :

La règle des 5B est une règle qui se rapporte à la sécurisation de la préparation des doses à administrer qui doit répondre aux 5 critères bien spécifiques qui sont d’administrer :

  • au Bon patient (le scan Datamatrix et/ou la photo du patient présent sur les piluliers Oréus permet aux préparatrices et personnels soignants d’être certains de transmettre le pilulier à la bonne personne).
  • le Bon médicament (le contrôle du remplissage en temps réel d’Oréus signale en temps réel la moindre erreur de médicament dans un pilulier).
  • à la Bonne dose (le contrôle du remplissage en temps réel effectue également cette vérification).
  • par la Bonne voie.
  • et au Bon moment (les médicaments doivent respecter un horaire et une fréquence spécifique).
Logo règle 5B

ARS :

Agence régionale de santé.

AVK :

Antivitamine K ( = previscan, cintron, mini-cintron).

Bilan partagé de médication :

Le Bilan Partagé de Médication (BPM) est défini par la HAS (Haute Autorité de Santé) « comme une analyse critique structurée des médicaments du patient par le pharmacien dans l’objectif d’établir un consensus avec le patient concernant son traitement ». Ces entretiens qui se déroulent dans l’officine entre le pharmacien et le patient se font dans une confidentialité stricte.

Les patients concernés sont les patients âgés polymédiqués souffrant d’une ou plusieurs pathologies chroniques, il existe deux cas de figure :

  • les patients de plus de 65 ans qui ont au moins une affection de longue durée (ALD)
  • les patients de plus de 75 ans dont la prescription a une durée de plus de 6 mois et avec plus de 5 traitements chroniques.

L’objectif du bilan partagé de médication va être de diminuer le risque de iatrogénie ainsi que le gaspillage de médicaments. L’amélioration de l’observance du patient et de son adhésion avec le pharmacien et le médecin généraliste sont également des objectifs importants.

Circuit du médicament :

Le circuit du médicament doit répondre de façon très précise aux règles des 5B (voir ci-dessus) pour éviter tout risque de iatrogénie médicamenteuse. Le circuit du médicament en établissement est notamment encadré par l’arrêté du 6 avril 2011 qui précise l’amélioration continue de la qualité et de la sécurité de la prise en charge médicamenteuse du patient en établissement de santé.

Le circuit du médicament débute dès sa prescription jusqu’à son administration au patient. Il est important que toutes les étapes soient tracées afin d’assurer une sécurité maximale.

  • La prescription : le traitement du patient est prescrit sur une ordonnance. Celle-ci peut être interfacée avec les logiciels de soin ou les logiciels de pharmacie, sinon, elle devra être saisie. La saisie augmente le risque d’erreur humaine, il est donc conseillé de privilégier l’interfaçage avec les logiciels comme le propose le logiciel Oréus, qui est interfacé avec plus de 30 logiciels d’officines et d’établissements.
  • La préparation des piluliers : à l’officine, un ou plusieurs employés auront comme tâche de remplir les piluliers. Plusieurs solutions sont possibles : la solution manuelle (peu coûteuse mais la sécurité et la traçabilité ne sont pas garanties), la solution automatisée (assure une certaine traçabilité et sécurité mais est très coûteuse) et enfin, la solution semi-automatisée (qui est le meilleur choix rapport sécurité/prix).
  • La délivrance : en fonction de si le patient se trouve ou non en établissement, la délivrance sera différente. Dans le cas de la délivrance au comptoir, le patient pourra récupérer directement ses piluliers dans son officine (ou son infirmier(ère) avant d’aller les livrer au domicile du patient). Si la délivrance s’effectue en établissement, il y aura alors un conditionnement et un transport à effectuer. Toujours dans le cadre d’une sécurité maximale, il existe des caisse de transport ou des box transportant les piluliers qui peuvent garantir un transport sécurisé sans endommager les piluliers. Ensuite, l’IDE distribue les médicaments avec le matériel de distribution de l’établissement (connecté ou non). Enfin, il est possible d’assurer la bonne sécurité du circuit du médicament en proposant une validation de la distribution.

Convention établissement/pharmacie :

Lors de la mise en place d’une solution de PDA dans un établissement médico-social ne détenant pas de pharmacie à usage intérieur (PUI), une convention avec une officine est alors signée par les deux parties.

Cette convention a pour but de définir les modalités entre l’établissement et le pharmacien de la mise en place de la solution de PDA afin d’organiser la préparation et la dispensation des médicaments aux résidents.

Ainsi, la convention va définir principalement :

  • le pharmacien référent de l’établissement
  • le type de PDA mise en place
  • les caractéristiques et les mentions sur les piluliers
  • la mise en place d’un protocole qualité PDA
  • les conditions de distribution, d’administration des traitements
  • la rémunération de la prestation de PDA
  • les missions du pharmacien référent
  • la durée de la convention

Déblistéreuse :

Machine permettant de déconditionner les médicaments de leur blister. Cette opération est nécessaire avant l’acte de remplissage des piluliers, s’ils sont compartimentés (les compartiments permettant d’éviter les interactions médicamenteuses).

Le pharmacien déblistérise le nombre de médicaments nécessaires à la réalisation des piluliers d’un patient pour la semaine et peut ensuite commencer l’acte de remplissage. L’acte de déblistérisation s’effectue à chaque changement de spécialité.

Découvrez en vidéo la Déblistéreuse Oréus :

Dispensation :

Le pharmacien d’officine assure la dispensation et garantit le bon usage du médicament par le patient. La dispensation correspond à l’acte pharmaceutique associé à la délivrance des médicaments : l’analyse pharmaceutique de l’ordonnance si elle existe ; la préparation éventuelle des doses à administrer ; la mise à disposition des informations et les conseils nécessaires au bon usage du médicament.

DJIN :

Dispensation journalière individuelle nominative.

Forme galénique :

La forme galénique d’un médicament est l’aspect (comprimé, gélule, suppositoire,…) sous lequel est présenté celui-ci mais aussi le type d’absorption du médicament : libération prolongée, gastro résistant, etc.

HAS :

Haute autorité de santé.

Hors-Pilulier :

Lors de la mise en place de la PDA, il arrive que certains médicaments en raison de leur forme galénique ne puissent pas se retrouver dans le pilulier comme par exemple les médicaments sous forme liquide. Ces médicaments seront donc considérés comme du hors-pilulier.

Toujours dans le cadre d’une sécurisation maximale, le hors-pilulier pourra être inscrit dans les informations du pilulier et les IDE peuvent posséder du matériel de distribution adapté afin de ne pas commettre d’erreur lors de l’administration des piluliers aux résidents.

A titre d’exemple, Oréus propose un chariot de distribution disposant de 3 tiroirs entièrement dédiés au hors-pilulier.

Iatrogénie médicamenteuse :

Ce terme désigne l’ensemble des effets indésirables qui peuvent survenir suite à la prise d’un ou plusieurs médicaments. Ces effets peuvent se manifester en cas d’erreur dans la prise du médicament, que ça soit en raison d’un mauvais dosage, d’un oubli, d’une erreur dans le temps de prise… La iatrogénie se définit aussi par les effets indésirables directement liée au médicament et qui sont inéluctables comme par exemple la somnolence. Une réaction allergique d’un patient à médicament fait aussi partie de la iatrogénie médicamenteuse.

La iatrogénie est fortement augmenter en fonction de l’âge du patient, en effet, le risque est multiplié par deux lorsque le patient à plus de 65 ans. En France, la iatrogénie médicamenteuse est directement liée à plus de 10 000 décès par an et près de 130 000 hospitalisations.

IDE :

Infirmière diplômée d’état.

IDEL :

Infirmière diplômée d’état libérale.

IDEC :

Infirmière diplômée d’état cadre.

Identitovigilance :

C’est un impératif dans le processus de sécurisation du circuit du médicament. Un code Datamatrix nominatif ainsi que la photo du patient sur le pilulier permettent d’éviter des erreurs d’administration qui provoquées par :

  • l’erreur humaine due à la fatigue, le stress..
  • le fait que deux patients aient le même nom
  • la proximité de deux piluliers sur le plateau ou le chariot

L’identitovigilance, c’est s’assurer de l’identité du patient lors de l’administration du traitement grâce à une vérification d’identité renforcée.

Il est primordial pour tout établissement médicalisé d’avoir une solution d’identitovigilance fiable et sécurisée, via un système de PDA sécurisé comme Oréus.

photo patient pilulier

Il est aussi possible de mettre en place une traçabilité sécurisé grâce à un code Datamatrix.

Visuel de la tablette après un scan avec la douchette

Maladie chronique :

Elle se définit par le fait qu’un patient ait une affection de longue durée (6 mois ou plus). Cette affection évolue dans le temps et il n’y a pas forcément tendance à la guérison.

Ces maladies sont souvent liées à des complications et à des invalidités impactantes la vie quotidienne du patient et nécessite donc une prise en charge très sérieuse sur le long terme. En France, le nombre de personnes qui ont une maladie chronique représente environ 20% de la population (15 millions de personnes).

Les patients atteints de maladie chronique sont ainsi amenés à avoir plusieurs médicaments à prendre sur plusieurs temps de prise et sur une longue période. Cela augmente donc considérablement le risque de iatrogénie, c’est pourquoi ces patients doivent être suivi de façon rigoureuse avec une prise de médicament sécurisée grâce à des piluliers adaptés.

Médicament princeps / générique :

Un médicament est appelé princeps lorsqu’il s’agit du médicament originel breveté. C’est à partir de ce médicament que sont conçus les médicaments génériques. Les princeps sont composés d’un ou plusieurs principes actifs, ces derniers sont similaires dans les génériques. Seuls les excipients sont modifiés sont différents entre un princeps et un générique.

Dans un contexte de PDA, il est important d’avoir une solution qui génère une substitution automatique princeps / générique sur le pilulier afin de faciliter la bonne administration des doses administrer et d’avoir une traçabilité poussée.

Microtubes :

Pour la PDA, les microtubes sont utilisés pour permettre de reconditionner quotidiennement les médicaments hors-pilulier. Ils sont à usage unique et il existe généralement plusieurs formats.

Microtubes

Observance thérapeutique :

L’observance se définit par le fait qu’un patient suivent correctement un traitement prescrit (tant dans la durée que dans la posologie). C’est un réel enjeu de santé publique puisque près de 50% des patients chroniques ne suivent pas leur traitement.

Les conséquences d’une mauvaise observance sont multiples et les effets sont néfastes :

Diminution de l’efficacité du traitement

Complications et risques de rechutes graves

Augmentation du risque contagieux pour l’entourage

Augmentation de la résistance aux antibiotiques

Pour améliorer l’observance thérapeutique des patients, ils existent des solutions de PDA innovantes qui permettent de réduire de façon conséquente le risque de iatrogénie médicamenteuse.

Patient polymédiqué :

Un patient est dit « polymédiqué » dès lors qu’il doit prendre plusieurs médicaments de façon simultanée ou qu’il y a un nombre excessif de médicament à administrer. Évidemment, de par le risque accru d’effets secondaires en raison des multiples médicaments, la polymédication est étroitement liée à la iatrogénie médicamenteuse.

Les patients polymédiqués son très souvent des personnes âgées et se trouve, pour une grande partie, en établissement de santé.

Pour traiter au mieux ce type de patient, il est donc primordial d’avoir une solution de PDA fiable et sécurisée dans son établissement. Une PDA adaptée va permettre de diminuer au maximum le risque d’erreur pour des patients donc les effets secondaires peuvent être dangereux.

Pharmacovigilance :

La pharmacovigilance représente la surveillance des médicaments ainsi que la prévention de leurs effets indésirables, qu’ils soient graves ou non. Elle est régie par le Décret n° 2007-1860 du 26 décembre 2007

C’est grâce à la mise en place de la pharmacovigilance que l’on peut progresser dans le bon usage du médicament. Ainsi, il sera plus simple d’évaluer le rapport bénéfice/risque pour les patients afin d’éviter tout risque de iatrogénie.

Le personnel de santé est donc directement lié à l’évolution de la pharmacovigilance grâce au recueil d’informations qu’ils peuvent constater avec un ou plusieurs patients.

Polymédication :

Administration de nombreux médicaments de façon simultanée ou l’administration d’un nombre excessif de médicaments.

Posologie :

Ce terme désigne l’étude de la dose d’un médicament qui doit être prescrite pour un patient afin qu’il soit le plus efficace possible tout en définissant ses modalités d’administration (quantité, rythme).

Le respect de la posologie prescrite est primordial pour qu’un traitement soit efficace. La posologie d’un traitement fait directement écho à la bonne observance.

Avec la solution de PDA Oréus, la posologie est spécifiée sur le pilulier, pour chaque spécialité et chaque temps de prise. Le contrôle numérique du remplissage en temps réel permet d’éviter toute erreur de préparation.

Rompus :

Lors de l’acte de préparation des doses à administrer à l’officine, les médicaments sont déconditionnés de leur blister d’origine pour être ensuite placés dans un pilulier. À la fin du remplissage de tous les piluliers à réaliser, il est fréquent qu’une ou plusieurs boîtes de médicament ouvertes n’ont pas été utilisées entièrement.  Ce sont ces boîtes de médicaments qui sont appelées « les rompus« .

Ces médicaments devront rester stockés dans le local dédié à la PDA, de façon nominative. Pour stocker nominativement les traitements de vos patients vous pouvez utiliser les bannettes Oréus.

Temps de prise :

Le temps de prise correspond au moment de prise d’un traitement dans la journée. Les temps de prise les plus courants sont matin, midi, soir et coucher. Il existe d’autres temps de prises dits « intermédiaires » comme : 10h et 16h.

Le pilulier Multi d’Oréus peut gérer jusqu’à 8 temps de prises par patients.

Traçabilité du circuit du médicament :

La traçabilité du circuit du médicament est un enjeu majeur pour les établissements médicalisés de tous types,  afin de sécuriser le circuit du médicament, de la prescription du traitement jusqu’à son administration dans la bouche du patient.

Un système de PDA permet de sécuriser et tracer l’ensemble des actes et des informations liés au circuit du médicament :

  • Les informations nominatives : identité du patient, âge, numéro de chambre, spécificités comme la difficulté à la déglutition apparaissent le pilulier Oréus, préparé par le pharmacien..
  • Les informations liées au traitement du patient :   liste des médicaments, leur posologie, le moment de prise, qui l’a préparé, à quelle date et à quelle heure. Mais aussi le numéro de lot et la date de péremption de chaque spécialité.
  • Grâce à des solutions connectées comme Flexi d’Oréus, il est même  possible de tracer l’acte de distribution lorsque le pharmacien conditionne les pilulier dans l’ebox 3 en 1 : un compartiment est informatiquement défini par temps de prise et par patient.  Cela permettra à l’infirmière ou l’aide soignante lors de l’administration de savoir excitement quel pilulier administrer au patient mais aussi de valider informatiquement que le bon pilulier a été administré au bon moment, au bon patient.