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Gaspillage de médicaments : et si le problème venait avant la prise ?

By 27 février 2026No Comments

Le gaspillage de médicaments n’est plus un sujet marginal.
Il est aujourd’hui au cœur du débat public, porté à la fois par les citoyens, les professionnels de santé et les pouvoirs publics.

L’exemple est frappant : une boîte de 30 comprimés délivrée, une prescription pour seulement deux prises, et 28 comprimés destinés à la destruction. Une situation vécue par de nombreux patients, à l’origine d’une pétition citoyenne ayant rassemblé des milliers de signatures en quelques jours.

Mais au-delà de l’émotion, une question essentielle se pose : où commence réellement le gaspillage du médicament ?

1- Un gaspillage de médicament massif, désormais chiffré

Le gaspillage médicamenteux n’est plus une intuition ni un ressenti : il est aujourd’hui chiffré, analysé et reconnu comme un enjeu de santé publique. Selon la Cour des comptes, son coût annuel en France serait compris entre 561 millions et 1,7 milliard d’euros.

Ces montants ne correspondent pas uniquement à des boîtes jetées intactes. Ils traduisent une accumulation de situations concrètes, souvent invisibles, qui jalonnent le parcours de soins des patients, notamment à domicile.

On y retrouve notamment :

  • Des traitements débutés mais interrompus prématurément,

  • Des médicaments mal pris ou oubliés,

  • Des adaptations de prescriptions non répercutées immédiatement,

  • Des stocks conservés sans utilité réelle,

  • Des destructions liées à des changements thérapeutiques mal anticipés.

Le gaspillage apparaît ainsi non comme un accident isolé, mais comme le résultat d’un système insuffisamment structuré autour de la prise réelle du médicament.

2- Une prise de conscience citoyenne et institutionnelle

La pétition récente contre le gaspillage de médicaments témoigne d’un ras-le-bol citoyen face à une situation perçue comme absurde et injuste. Elle met en lumière une incompréhension fréquente des règles de sécurité sanitaire, notamment concernant la non-reprise des boîtes entamées, mais aussi une attente forte de solutions concrètes.

Cette mobilisation intervient dans un contexte où les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent la nécessité d’agir. L’expérimentation Antigaspi, menée en lien avec l’Assurance maladie, vise précisément à mieux identifier les volumes de médicaments non utilisés au domicile et à renforcer la coordination entre les professionnels de santé.

Les pistes explorées sont pertinentes :

  • signalement des médicaments non utilisés lors des passages infirmiers,

  • réévaluation des prescriptions par les médecins,

  • réinterrogation de la dispensation par les pharmaciens.

Cependant, ces actions interviennent une fois que le médicament est déjà présent chez le patient. Elles corrigent, mais ne préviennent pas toujours.

3- Le point aveugle du débat : la prise médicamenteuse

Emoji-Innovation

Si le gaspillage persiste malgré les ajustements réglementaires et organisationnels, c’est parce que le cœur du problème se situe ailleurs : au moment de la prise.

À domicile, la prise médicamenteuse est rarement un acte simple. Elle s’inscrit dans un quotidien parfois fragile, marqué par la polymédication, la chronicité, la dépendance ou la perte d’autonomie. La complexité des traitements, combinée à la multiplicité des intervenants, rend la gestion du médicament particulièrement vulnérable.

Dans ce contexte, les situations suivantes sont fréquentes :

  • Oublis ou prises décalées,

  • Erreurs de dosage,

  • Arrêt spontané d’un traitement,

  • Incompréhension de la prescription,

  • Accumulation de médicaments « en attente ».

Chaque dysfonctionnement génère à la fois un risque pour le patient et un gaspillage évitable. Le médicament est délivré, mais pas utilisé correctement, voire pas utilisé du tout.

4- La PDA : structurer la prise pour agir en amont

La Préparation des Doses à Administrer (PDA) répond précisément à ce point critique du parcours de soins. Elle ne se limite pas à une logique de conditionnement ; elle repose sur une organisation rigoureuse et sécurisée de la prise médicamenteuse.

En préparant les doses selon la prescription réelle, la PDA permet d’aligner la dispensation avec l’usage effectif du médicament. Elle introduit une continuité entre prescription, préparation et administration, réduisant ainsi les ruptures qui génèrent erreurs et pertes.

Concrètement, la PDA permet :

  • D’ajuster les quantités préparées aux besoins réels du patient,

  • D’intégrer rapidement toute modification thérapeutique,

  • De limiter les stocks inutilisés au domicile,

  • De sécuriser l’administration quotidienne,

  • D’améliorer l’observance et la compréhension du traitement.

Le gaspillage n’est plus traité comme une conséquence inévitable.
Il est évité par conception, en structurant la prise dès l’origine.

Le bon usage du médicament comme fil conducteur

Réduire le gaspillage médicamenteux ne peut se résumer à une approche économique. Il s’agit avant tout d’un enjeu de bon usage du médicament, indissociable de la sécurité du patient et de la qualité des soins.

Une prise organisée, lisible et sécurisée contribue :

  • À diminuer les erreurs médicamenteuses,

  • À renforcer l’observance thérapeutique,

  • À améliorer la coordination entre professionnels,

  • À limiter les impacts environnementaux liés à la destruction des médicaments.

En ce sens, la PDA s’inscrit pleinement dans une approche globale, où le médicament n’est pas seulement délivré, mais réellement intégré au parcours de soins du patient.

En conclusion

  • Le gaspillage de médicaments ne commence pas dans la poubelle.
  • Il commence bien avant, lorsque la prise n’est pas suffisamment organisée.

En structurant la prise médicamenteuse, la PDA apporte une réponse concrète, durable et responsable aux enjeux actuels du système de santé. Elle ne s’oppose pas aux autres leviers : elle les complète, en agissant là où tout commence.

Au bout du compte, la sécurité médicamenteuse n’est pas seulement une affaire de protocoles, de procédures ou de logistique. C’est une histoire profondément humaine.

Chez Oréus, nous croyons que derrière chaque pilulier, il y a bien plus que des médicaments.
Il y a un engagement : celui de placer l’humain avant la technique, la confiance avant la routine, la dignité avant la contrainte.

Parce qu’au cœur du circuit du médicament, il y a toujours une vie. Et cette vie mérite le meilleur.

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